Un projet de l’Université Laurentienne se sert des abeilles pour déterminer la façon dont les pollinisateurs peuvent contribuer aux efforts de réhabilitation des sites miniers après l’exploitation.
Financé par l’entremise du fonds de la rectrice pour l’innovation IAMGOLD pour l’investissement, ce projet de deux ans est dirigé par Mateus Pepinelli, professeur adjoint à la Faculté des sciences naturelles. Il s’intéresse aux pollinisateurs, à la biodiversité et à la restauration des écosystèmes après des activités minières. Cette recherche s’effectue en collaboration avec l’équipe du service environnemental de Côté Gold afin d’installer trois ruchers sur notre mine près de Gogama (Ontario).

Santé des pollinisateurs et des écosystèmes
La recherche porte sur les interactions entre les pollinisateurs et les plantes et sur la façon dont ces relations reflètent l’état général des écosystèmes. Elle tient compte de la façon dont les facteurs tels que la variabilité climatique, les feux de forêt et les facteurs de stress environnementaux peuvent avoir une influence sur les pollinisateurs et leurs cycles de développement.
Ces interactions reposent sur une synchronisation précise. Lorsque cette dernière est déréglée, cela peut créer des décalages entre les plantes et les pollinisateurs, réduisant ainsi la réussite de la pollinisation tout en affectant la stabilité des écosystèmes.
« En soutenant cette recherche, Côté Gold explore la possibilité d’utiliser l’activité des pollinisateurs comme indicateur de la restauration des écosystèmes ou comme signe d’alerte précoce en cas de stress environnemental. Ce projet permettra d’approfondir notre compréhension de la façon dont les efforts de réhabilitation permettent le retour des communautés de pollinisateurs et comment les interactions écologiques maintiennent la santé des écosystèmes », a déclaré Jessica Tratnik, responsable, facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) à Côté Gold.

Approche collaborative à la restauration des écosystèmes après l’exploitation minière
Depuis l’automne 2025, l’équipe de recherche travaille dans un cadre conceptuel partagé de biodiversité axé sur la restauration après l’exploitation minière. Les ruchers de Côté Gold reproduisent un modèle similaire à celui utilisé à l’Université Laurentienne, afin de faciliter la comparaison dans le temps entre les emplacements.
Le projet comprend la collecte de données environnementales additionnelles, y compris l’ADN environnemental pour soutenir le suivi de la biodiversité et améliorer la compréhension des interactions entre les espèces et les écosystèmes.
« Chez IAMGOLD, la réhabilitation des écosystèmes ne signifie pas uniquement de restaurer la végétation. Il s’agit également de rétablir les interactions entre les plantes, les pollinisateurs et l’environnement autour afin de permettre aux écosystèmes de fonctionner de façon durable », a déclaré Genevieve Sulatycky, directrice, Durabilité.
Soutenir la recherche et l’apprentissage
Bien que le projet ne soit qu’au stade initial, il permet déjà de poser les bases pour un suivi durable des écosystèmes à Côté Gold. Il crée également des occasions d’apprentissage concret pour les étudiantes et les étudiants qui sont impliqués dans la mise en place des ruchers, l’installation des abeilles et la collecte de données sur le terrain.
En collaborant avec l’Université Laurentienne et en soutenant la recherche appliquée par l’entremise du fonds de la rectrice pour l’innovation IAMGOLD pour l’investissement, IAMGOLD vise à contribuer à l’acquisition de connaissances qui contribueront aux réhabilitations à venir et à la surveillance de la biodiversité tout en faisant progresser les pratiques minières responsables dans l’industrie.
Merci à Mateus Pepinelli de l’Université Laurentienne, à Jessica Tratnik et à Genevieve Sulatycky ainsi qu’à toutes les personnes impliquées dans le projet.