Exploitations
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Mine d'or Sadiola, Mali

VUE D'ENSEMBLE
Emplacement

La mine d’or Sadiola est située au sud-ouest du Mali, en Afrique occidentale, près de la frontière séparant le Sénégal du Mali, environ 70 kilomètres au sud de Kayes, la capitale régionale. Kayes, d’une population d’environ 100 000 habitants, est située 510 kilomètres au nord-ouest de Bamako, la capitale du Mali.

Le Mali, officiellement la République du Mali, est un pays d’Afrique occidentale sans accès à la mer, entouré de l’Algérie au nord, du Niger à l’est, du Burkina Faso et de la Côte d'Ivoire au sud, de la Guinée au sud-ouest et du Sénégal et de la Mauritanie à l’ouest. Sa superficie est de tout juste plus de 1 240 000 kilomètres² et sa population est de près de 12 000 000 d’habitants.

Le permis d’exploitation minière de Sadiola couvre 320 km² d’une région éloignée au Mali presque dépourvue d’infrastructure. Le site minier est accessible par une route régionale en gravier menant à Kayes. La mine d’or Sadiola comprend une piste d’atterrissage pouvant servir à des aéronefs légers. Kayes est desservie par le train, par la route et par les airs de Bamako et de Dakar, la capitale du Sénégal. Bamako possède un aéroport international comportant des vols quotidiens à destination de nombreux pays d’Afrique occidentale et d’Europe. Quant à Dakar, c’est un port d’entrée important vers l’Afrique occidentale, tant maritime qu’aérien, qui constitue la voie principale d’approvisionnement de la mine en biens importés.



Historique

Le gisement Sadiola a été défini comme une zone propice à l’exploration aurifère en fonction de preuves très répandues de travaux miniers artisanaux et d’orpaillage par les gens du pays.  

Entre 1987 et 1989, le gouvernement du Mali a entrepris un grand levé géochimique régional, dans le cadre d’un programme d’aide financé par le Fonds européen de développement. Le programme a montré des anomalies importantes d’or, d’arsenic et d’antimoine près des villages de Sadiola et de Dinnguilou. En 1990, le gouvernement malien accordait des droits d’exploration pour la zone de Sadiola à une entité associée à la création initiale d’IAMGOLD. Des cartographies géologiques, levés géophysiques, creusages de fosse et carottages subséquents ont identifié la présence d’une importante minéralisation aurifère de type oxydée.

Au cours de 1991 et de 1992, IAMGOLD a engagé Watts, Griffis and McOuat (« WGM »), préparé une évaluation économique préliminaire de la zone prometteuse Sadiola et recommandé un vaste programme d’exploration concentré sur le forage afin de délimiter et de confirmer l’ampleur de la ressource minérale à Sadiola. En décembre 1992, WGM a estimé que les réserves probables s’élevaient à 22,3 millions de tonnes de minerai oxydé d’une teneur de 3,3 g Au/t. Plus tard en 1992, IAMGOLD a négocié un accord de coentreprise avec Anglo American pour la mise en valeur de la mine Sadiola. Les actifs aurifères d’Anglo American ont par la suite servi pour créer la plus grande partie d’une entreprise dérivée : AngloGold Ashanti, l’exploitant actuel de la mine d’or Sadiola.

Étapes importantes :

1987       Le gouvernement du Mali commence l’exploration de la zone de Sadiola.
1990       IAMGOLD obtient les droits et explore la colline de Sadiola et ses environs.
1992       IAMGOLD et AngloGold Ashanti (à l’époque, Anglo American) forment une coentreprise afin
                de construire le site minier.
1994       La coentreprise a accordé le permis d’exploitation minière à IAMGOLD (38 %), à AngloGold Ashanti
                (38 % et exploitant), au gouvernement du Mali (18 %) et à la Société financière internationale (un
                membre de la Banque mondiale) 6 %).
1996       Le 20 décembre, Sadiola coule son premier lingot d’or.