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Mine d’or Rosebel, Suriname

Propriétaire :

IAMGOLD à 95 %, gouvernement du Suriname à 5 %.

Emplacement

La mine d'or Rosebel est située dans le district de Brokopondo, riche en minéraux, dans le nord-est du Suriname, en Amérique du Sud. Le Suriname est une ancienne colonie néerlandaise du nord de l’Amérique du Sud, bordant l’Atlantique et située entre la Guyane française et le Guyana.

La propriété Rosebel se trouve à environ 85 kilomètres au sud de la capitale, Paramaribo. La concession minière couvre 170 kilomètres carrés et est bordée du fleuve Suriname à l’est, du fleuve Saramacca à l’ouest et de la réserve naturelle de Brokopondo au sud. Le pays s’étend sur une superficie d’environ 163 270 kilomètres carrés et compte une population d’environ 500 000 habitants.

La propriété est accessible par des routes en gravier revêtues praticables en tout temps, en provenance de Paramaribo, à une distance d’environ 110 kilomètres. Une petite piste d’atterrissage se trouve sur le site à une distance d’environ 2 kilomètres de l’usine. L’aéroport international à Zanderij est situé à environ 60 kilomètres de route au nord de Rosebel. L’électricité est achetée directement du gouvernement surinamais et d’une entreprise d’énergie parapublique. L’électricité de Rosebel est fournie par la centrale hydroélectrique d’Afobaka, à proximité, et par une centrale diesel.

L’économie du Suriname repose principalement sur l’industrie des ressources naturelles, notamment l’industrie de la bauxite. Les ressources naturelles comprennent également le pétrole, l’or, le minerai de fer et la forêt. Moins de 10 % du revenu national provient de l’exportation de produits agricoles, tels les bananes, le riz, le bois d’œuvre, les agrumes, les crevettes et les poissons.

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Historique

La production commerciale de la mine d'or Rosebel a commencé en 2004. Au cours des 11 premières années de production de la mine, elle a produit un peu plus de 3 millions d'onces d'or.

Géologie

La concession Rosebel se situe dans le Bouclier guyanais d’âge paléoprotérozoïque. La portion surinamaise du bouclier consiste en trois ceintures distinctes de roches métamorphiques (ceinture de roches vertes) séparées par de vastes secteurs recouvrant des granitoïdes et des gneiss.

La stratigraphie locale de la ceinture de roches vertes comprend un parc de propriétés mafiques basales à felsiques (formation Paramaka) et deux séquences volcano-sédimentaires sus-jacentes (formations Armina et Rosebel). La formation Armina est caractérisée par des volcanites et des sédiments volcaniques intermédiaires à mafiques, de la trubidite et de rares conglomérats, tandis que la formation Rosebel, qui recouvre la première, comprend principalement du grès à grain grossier et des conglomérats et des quantités accessoires d’argilite. L’ensemble de la séquence a été déformé par des plis et des failles orientés est-ouest et plongeant vers l’ouest. Un imposant pluton tonalitique est présent dans la partie sud de la propriété (granite de Brinks). Le métamorphisme va de faciès de schistes verts à amphibolites inférieurs.

La propriété Rosebel compte huit gisements aurifères orogéniques le long de trois structures majeures. L'allongement minéralisé nord a une étendue de 12 kilomètres et recèle les gisements Pay Caro, East Pay Caro, Koolhoven et J-Zone L'allongement minéralisé sud a une étendue de 15 kilomètres et recèle les gisements Mayo, Royal Hill et Roma. Le gisement Rosebel représente l’extrémité est d’un allongement minéralisé distinct qualifié de central.

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Minéralisation

La minéralisation aurifère primaire se présente en plusieurs types dans la propriété, mais est généralement associée à de multiples générations de veinures de quartz, quartz-carbonate et quartz-carbonate-tourmaline. Les veines mises en place pendant et après les épisodes de déformation importante sont typiquement restreintes aux contacts géologiques, aux fermetures des plis et aux corridors de cisaillement sous-verticaux. Par exemple, la minéralisation aurifère du gisement Rosebel est associée à des veines de quartz et de quartz-carbonate avec pendage nord et une altération de pyrite localisée le long des corridors de cisaillement développés aux contacts entre les unités de grès et de siltite de la formation Rosebel. La minéralisation aurifère à faible teneur est largement dispersée dans des halos d’altération chlorite-séricite entourant les structures. Les forages au diamant ont recoupé de la minéralisation aurifère rentable jusqu’à une profondeur verticale de 200 mètres sous la surface et la continuité de la minéralisation peut être retracée sur plus de deux kilomètres de longueur. Le gisement, comme la plupart des autres dans la propriété, demeure ouvert sur l'allongement et en profondeur.

L’or se présente généralement sous forme native en grains libres, souvent précipité près de la lisière des veines ou en excroissances dans des cristaux de pyrite à l’intérieur des veines et des roches encaissantes voisines. Les veines de quartz minéralisées ont une épaisseur allant de quelques centimètres à quatre mètres et sont généralement associées à un assemblage d'altération de roches encaissantes comprenant de la séricite, de la chlorite, du carbonate, de la tourmaline, de la pyrite, de la pyrrhotite et du plagioclase. Les halos d’altération vont de 0,25 mètre autour des veines individuelles jusqu’à plus de 20 mètres autour des plus importants faisceaux de veines.

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Extraction

À Rosebel, le minerai est extrait, à ce jour, de huit fosses à ciel ouvert : Royal Hill, Pay Caro, East Pay Caro, Koolhaven, Rosebel, Roma, J-Zone et Mayo. L’extraction est effectuée par des méthodes conventionnelles, soit à l’aide d'excavatrices et de camions. La matière est désignée comme étant de la roche molle, de la roche de transition ou de la roche dure, les deux derniers types nécessitant du dynamitage.

Les processus d’extraction sont effectués selon un calendrier de planification projetée sur trois mois. La séquence d'extraction comprend le forage, le dynamitage et le transport du minerai et des stériles.

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Traitement

Le circuit de l’usine de traitement comprend un concasseur giratoire et un empilement de minerai grossier équipé d’alimentateurs, un circuit de broyage, un circuit de récupération gravimétrique, un circuit de lixiviation, un circuit de charbon en lixiviation (CEL), un circuit d'élution du charbon et une raffinerie, comme le montre le schéma de l’usine.

La roche dure et la roche de transition sont d'abord réduites à une taille inférieure par l’entremise du concasseur principal, puis empilées sur deux alimentateurs à palettes métalliques pour être envoyées au broyeur de l’usine. La roche molle est acheminée par des excavatrices à deux distributeurs à palettes mécaniques en parallèle au concasseur principal, puis dirigée vers le circuit de broyage sur le même convoyeur que la roche dure et la roche de transition. Le minerai est broyé à 80 % passant 75 microns, ce qui libère l’or pour la lixiviation (pulpe). Dans le circuit de broyage, une portion de la sousverse du cyclone est acheminée au circuit de gravimétrie où des tamis, des cônes et un concentrateur Knelson sont utilisés pour séparer l’or récupérable par gravimétrie. Cet or est ensuite concentré sur une table Deister, séché puis raffiné dans un four à induction à 1 250 °C.

La pulpe de la surverse des cyclones est épaissie puis envoyée aux cuves de lixiviation où 70 % de l’or dans le minerai est lixivié puis récupéré par le charbon activé dans le procédé CEL. La pulpe résiduelle des cuves de lixiviation, contenant seulement des traces d’or, est ensuite déposée dans les parcs à résidus. Le charbon riche du procédé CEL est récupéré par tamisage puis envoyé au circuit d’élution où l’or est retiré du charbon et mis en solution. Cette solution se rend aux cellules électrolytiques où l’or se dépose par électrolyse sur des cathodes; la boue est lavée des cathodes, séchée puis raffinée dans le four à induction.

Selon la minéralogie aurifère, le type de roche, la teneur du minerai et le taux de traitement, le taux de récupération à Rosebel se situe généralement entre 90 % et 95 %.

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Perspectives

La Société s'attend à ce que l'activité minière en 2015 soit semblable à celle de 2014 et proviennent à 70 % des fosses sud à longue distance de transport. Rosebel profitera encore des empilements spécialement élaborés qui ont grandement amélioré la stabilité d’alimentation du circuit et ont permis de réduire la consommation de corps broyant et de réactifs, et de prélever une quantité stable d'électricité. De plus, la centrale solaire, mise en place en 2014, permettra à Rosebel de continuer de générer des économies d’énergie en 2015. Les améliorations opérationnelles se poursuivront et la Société étudiera d'autres façons d'améliorer la performance, de gérer les teneurs et de réduire davantage les coûts unitaires de production, y compris des initiatives de réduction de la dilution, d'amélioration du débit de la mine à l'usine, de gestion du carburant et des pneus par l'entremise de meilleures pratiques d'entretien des routes et d'autres solutions de traitement comme la lixiviation en tas. En 2015, la production d’or attribuable devrait se situer entre 290 000 et 300 000 onces.

La réussite de l'exploration dans les zones de coentreprise avoisinant la concession minière actuelle est essentielle au succès futur de Rosebel. L'objectif dans ces zones est de trouver une ressource exploitable de roches molles qui permettrait à la mine de maintenir les débits élevés et de tirer profit du tarif énergétique négocié, inférieur au tarif actuel pour le traitement du minerai de la concession existante.

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